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Qui êtes-vous ?

Dernière mise à jour : 23 août 2022



Une allégorie pour mieux se comprendre


Cette allégorie n’est pas nouvelles, puisqu’on la retrouve à la fois chez Platon et dans toutes les traditions.

Personnellement elle m’a été transmise par Philippe de Méric dans son merveilleux ouvrage « Le Yoga sans posture. Juste une attitude … l’attitude juste »

Imaginez une route.

Elle peut être goudronnée, caillouteuse, piste de sable, zones inondées …

A cela nous ne pouvons rien, sauf que nous devons la parcourir : c’est notre chemin de vie.

Cette route est un espace qui traverse le temps. La météo est là : froid, pluie, grêle, tempête, sécheresse …

Nous n’y pouvons rien non plus, c’est notre piste du temps.


Sur cette route, un équipage : une calèche, chargée de bagages, tirée par des chevaux, conduite par un cocher, et transportant un voyageur qu’on ne voit pas !

Cet équipage, c’est chacun d’entre nous, c’est moi, c’est vous, c’est l’autre !

Cet équipage est unique. De même que dans la nature il n’y a aucune feuille d’arbre semblable à une autre, aucune goutte d’eau semblable à une autre, aucun grain de sable semblable à un autre, de même sur les bientôt 8 milliards d’humains sur terre, il n’y en a aucun semblable à un autre.

En fait nous sommes à la fois tous différents, et tous semblables dans notre structure d’être.

Alors je vous invite à observer cet équipage.

La calèche c’est le corps. Avec ses points forts, ses imperfections aussi.

Les bagages, ce sont nos legs héréditaires, ce que nous transportons issus de notre lignée

Les chevaux ce sont nos sentiments qui peuvent devenir nos émotions : joie, enthousiasme, antagonisme, colère, chagrin, tristesse, peur etc…

Car nous faisons une différences entre sentiments et émotions. Bien entendu, sentiments et émotions ont en commun d’être des mouvements affectifs.

La différence ? Quand le mouvement affectif est adapté à la situation de la route et du climat, on parle de sentiment. Quand le mouvement affectif est inadapté à la situation, on parle d’émotion. Quand les chevaux vont calmement, les sentiments expriment notre bien-être. Quand un cheval s’emballe, ou freine, l’émotion entrave la bonne cadence de tout l’équipage.

Les rênes dans les mains du cocher, c’est ce qui nous permet de favoriser les sentiments et de contrôler les émotions donc de maintenir l’équilibre entre les chevaux.

Le cocher ? On dit que c’est le « mental ». Ce n’est qu’un mot. Ne nous cachons pas la vérité. Le cocher c’est la personne, c’est vous, c’est moi, c’est l’autre. Et n’oublions pas que « persona » en latin, c’est le masque de théâtre … D’ailleurs sur cette image, il sonne de la trompette comme pour attirer l’attention et mieux exister !

Alors, quand je me nomme, je me désigne comme cocher, avec son mental rationnel, mais aussi des aberrations possibles liées à mon histoire. Mon rôle en tant que cocher est de bien penser, d’emmagasiner des connaissances, d’apprendre, afin de conduire le mieux possible, le voyageur à bon port, avec un équipage le plus confortable possible.

Alors le voyageur ? C’est qui dans cette histoire ?

Le voyageur, c’est le patron. C’est lui qui sait où nous allons. Je ne l’ai jamais vu consciemment, mais je sais que la nuit, pendant mon sommeil en phases paradoxales, il m’informe de la route à prendre, des pièges à éviter … c’est lui qui guide mes intuitions pour peu que je reste à ma place de serviteur. C’est lui qui éclaire mes méditations.

Le souci, c’est que parfois le cocher croit être le patron, il finit même par douter de l’existence même du patron ! Ses choix de parcours deviennent décousus, il se laisse alors déborder par des chevaux excités … et le carrosse risque d’être endommagé…


Alors il est bon parfois de s’arrêter, de mettre de l’ordre, de vérifier l’état du véhicule, de calmer les chevaux et de reprendre contact avec le patron.

Certains l’appelle l’Inconscient, le Soi, l’Ame, l’Esprit, le Double, le Thétan, le Moi Supérieur… Autant d’appellations liées à des systèmes, des idéologies ou des religions, qui n’apportent pas de véritable réponse, car la seule bonne réponse est personnelle.


La relaxation, l’expression verbale de nos ressentis en psychothérapie la libération de nos nœuds émotionnels par les thérapies corporelles, la méditation … Autant d’approches que vous pouvez expérimenter dans ce cabinet pour remettre de l’ordre dans l’équipage et retrouver une bonne communication « patron-cocher ».



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